Salvador Bahia Pelourinho

Premier jour à Salvador de Bahia

"Salvador, Bahia, território africano Baiano sou eu, é você, somos nós Uma voz, um tambor" les percussions et les chants ont résonné tout l'après-midi du premier jour de notre arrivée le samedi 18 janvier 2020 dans le pelourinho (littérairement place du pilori) nous a expliqué notre excellent guide Cesar Neris dos Santos.

Cesar nous a fait rencontrer samedi matin toute sa famille de coeur, pour que l'on se sente bien, les lieux où l'on a mange bien et les musiciens. Il raconte que les têtes des esclaves noirs roulées sur les pavés de la ville historique. On comprend mieux le sens très fort de cette musique qui résonne comme un espoir de vivre ensemble.

Cesar, Mathilde et Julien au Pelourinho

Les bahianais et bahianaises ont une énergie puissante et une notion de l'accueil simple et généreuse. Nous nous sommes retrouvés cet après-midi à jouer avec Movimento Percussivo (le projet de Gil Mario) avec des jeunes très talentueux pendant 5h30. Les jeunes assuraient grave ! Ils faisaient corps avec leur instrument, ils bougeaient remplie de groove et de joie. Plusieurs chanteurs dont Andre Katchup ont défilé et ont interprètė les classiques d'Olodum, Timbalada, Daniela Mercury, Ivete Sangalo sur une sono bien roots 🤣...et pleins d'autres chansons qu'on ne connaissaient pas.

La population locale et des touristes brésiliens venant de Sao Paul, Récife reprenaient en choeur avec eux. Nous avons eu la chance de jouer en live avec eux, Mestre Meumeu et Mestre Gil Mario tous les deux humbles et souriants nous ont accueilli sans réserve. Ils regardaient les jeunes jouer et géraient en même temps la circulation 😅 pour laisser passer les voitures de police ou les taxis qui frôlaient les tambours et les corps dansants.

Quartier du Pelourinho

Le saxophone de Dito (le chauffeur qui nous a ramené de l'aéroport est également musicien) repiquė par le micro des chanteurs a vibrė dans la rue. Aujourd'hui, nous prenons un cours avec Nelson de Muzenza et nous allons participer à l'hommage de Biras Reis qui est le premier musicien à avoir apporter de l'harmonie avec des cuivres dans Olodum. Une grande fête se prépare en sa mémoire. Le quartier entier est musique, du travailleur qui porte sa poubelle avec son enceinte, à la petite-fille qui joue sur les tambours du groupe, la musique résonne à chaque instant.